Le petit nuage

Un an. Douze mois. Un cycle. Une pause pour expérimenter la maternité. Prendre le temps  et vivre le temps, avec mon fils… et profitant de cet entracte, réapprendre à me connaître aussi. Je ne suis pas arrivée au bout de ces précieux jours, pas encore.

Mes journées sont remplies d’amour, de joie et de petits nuages.

La période d’éveil
La tétée du matin. Le changement de couche. L’introduction d’un nouvel aliment (et les ravages sur le plancher). Les exercices; sur le dos, sur le ventre, assis, debout, balancine. La stimulation en tous genres: tape dans les mains, suit mon doigt, prend le ballon, met dans ta bouche, caresse le chat qui passe, regarde par la fenêtre, lit un livre (ou mange un livre, c’est selon).

Et quelquefois, Oscar s’occupe seul, ça me laisse une bonne quinzaine de minutes pour aller aux toilettes et défiler mon fil de nouvelles Facebook, voir si la terre ne s’est pas arrêtée à tourner… et soudain… petit un cri… plutôt un appel… fiston a besoin de sa maman, c’est reparti: il tend les bras vers moi, on fait l’avion, on chante, on rit, il m’imite, on jase, il me répond, on échange des regards, on se donne de l’amour, c’est beau la vie, on se colle, jusqu’au moment où ses yeux piquent, où il se blottit dans mes vêtements en se frottant le visage, l’heure de la sieste sonne.

Les siestes
Des fois, je me plonge dans une foule de projets, comme celui de refaire la déco du salon. Un lot de nouveaux tissus et hop, des cousins, une courtepointe, un recouvrement de meuble… D’autres fois, ça ralentit. Ça ralentit tellement que 2 heures passent et mon corps n’a pas pu quitter le divan, la tête partant en vrille, immobile. Seule à la maison, sans bruit et la fatigue des courtes nuits… le petit nuage arrive et une petite impression d’être en «hold». Et le temps file.

Ce petit nuage est sans doute un mélange entre le deuil (presque achevé) de ma vie d’avant, la carrière sur la glace, le besoin de créer, le regard sur mon mini monde à moi et sur celui du vaste monde qui a tant besoin d’amour. Planant au-dessus de ma tête, le désir de s’accomplir au travail, dans la création, d’être dans le mouvement, dans le renouvellement, dans l’équilibre.

Avoir un enfant, ça comble une maman de tellement de façons, ça remplit les failles, ça inonde d’une force. Alors le petit nuage passe. Oui, j’ai toujours besoin de créer (je l’emplis différemment), je médite encore sur ma carrière (et le chemin n’est pas encore clair), mais en écrivant ces mots, je n’ai pas de doute, je fais le meilleur choix. Le temps pour réfléchir, le temps pour découvrir.

oh, Oscar se réveille !!

 

 

 

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